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 Al kâfirûn - Adh-dhâlimûn - Al-Fâsiqûn

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MessageSujet: Al kâfirûn - Adh-dhâlimûn - Al-Fâsiqûn   Dim 5 Fév - 0:02




Il existe une règle grammaticale connue chez les savants de ahl Sounna wa al-djama‘a que nous allons développer.
La règle est celle ci :

Quand un mot du Coran et de la Sounna telle que "mécréance" est précédé par les lettres alif lam (ال ) cela signifie que c’est la grande mécréance qui expulse son auteur de l’islam, et si dans un autre endroit on retrouve ce même mot, qui cette fois ci n’est pas précédé par alif lam (ال ) c’est alors la petite mécréance.


A partir de cette règle, regardons de plus près les trois versets de la sourate al Ma’idah :


Allah dit :

وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنزَلَ اللَّهُ فَأُوْلَائِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ

«
Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. » (Sourate 5 verset 44 traduction approximative).

Devant le mot "kafiroun" ( كَافِرُونَ ) il y a les lettres alif et lam ( الْكَافِرُونَ )


Allah dit :

وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنزَلَ اللَّهُ فَأُوْلَائِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ



«
Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » (Sourate 5 verset 45 traduction approximative).

Devant le mot "dhalimoun" ( ظَّالِمُونَ ) il y a les lettres alif et lam (الظَّالِمُونَ )

Allah dit :

وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنزَلَ اللَّهُ فَأُوْلَائِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ

«
Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. » (Sourate 5 verset 47 traduction approximative).

Devant le mot "fasiqoun" ( فَاسِقُونَ ) il y a les lettres alif et lam ( الْفَاسِقُونَ )

Comme vous pouvez constater de vous même devant chacun de ces mots "kafiroun" (mécréants), "dhalimoun" (injustes) et "fasiqoun" (pervers) il y a les lettres "alif" ( ا ) et "lam" (ل ).
Il est donc bien question ici, de la grande mécréance, la grande injustice ainsi que de la grande perversité qui excluent de l’Islam, et non la petite injustice ou perversité.





Explication sur le fait que le mot "al kafiroun" (الْكَافِرُونَ ) n’a qu’un seul sens quand il est précédé des lettres "alif" ( ا ) et "lam" (ل )

Le Cheikh ‘Abd al-Latif ibn ‘abd ar-Rahman Âl ach-Cheikh a dit :




قال الشيخ عبد اللطيف بن عبد الرحمن آل الشيخ: « ولفظ الظلم والمعصية والفسوق والفجور والموالاة والمعاداة والركون والشرك ونحو ذلك من الألفاظ الواردة في الكتاب والسنة قد يُراد بها مُسَمَّاها المطلق وحقيقتها المطلقة، وقد يُراد بها مطلق الحقيقة، والأول هو الأصل عند الأصوليين، والثاني لا يُحمـل عليه إلا بقرينـة لفظيـة أو معنويـة، وإنما يُعـرف ذلك بالبيـان النبـوي وتفسـير السنة، قال تعالى : {وما أرسلنا من رسول إلا بلسان قومه ليبيّن لهم} (إبراهيم 4) » أهـ (الرسائل المفيدة) للشيخ عبداللطيف، جمع سليمان بن سحمان، صـ 21 ــ 22


« Dans le Coran et la Sounna lorsque sont énoncés ces mots : l’injustice, la désobéissance, la débauche, la luxure, l’alliance, l’hostilité, le fait de trouver refuge, l’association, et autres dans le même registre d’expressions, ils peuvent indiquer leur pleine signification et vérité absolue, et ils peuvent aussi indiquer l’absolu de la vérité. Mais la première signification est certainement la base (al-asl) chez les oussouliyin (‘Oulama des oussoul) et la deuxième signification n’est établie qu’en fonction d’une preuve littérale ou linguistique [=en rapport avec la signification, le concept]. Cela ne saurait être connu et établi qu’en fonction de ce que la prophétie met en évidence et du commentaire (tafsir) de la Sounna.
Allah, qu’Il soit exalté, a dit : « Et Nous n’avons envoyé de Messager qu’avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. […] » (Sourate 14, verset 4 tr.ap) »


[Extrait de « Les épîtres édifiantes » (« Al-Rasa’il al-Moufîda ») par le Cheikh ‘Abd al-Latif ibn Âl ach-Cheikh, compilées par Soulayman ibn Sahman, pages 21-22.]


La signification de ce qu’a dit le Cheikh ‘Abd al-Latif ibn Âl ach-Cheikh, c’est qu’il convient d’attribuer à toute mécréance apparaissant dans le Coran et la Sounna sa vérité absolue, c’est-à-dire pleine et entière, ce qui induit la grande mécréance, jusqu’à ce que se manifeste, dans ce qu’a exposé le Prophète صلى الله عليه و سلم la preuve de son amendement, établissant qu’elle ne doit pas être comprise selon sa signification absolue. Dans ce cas, elle doit être comprise selon sa signification “minimum“, qui correspond à la petite mécréance.



Voici la preuve de la véridicité de ce qu’a dit le Cheikh ‘Abd al-Latif ibn Âl ach-Cheikh :

Celle-ci réside dans le hadith sur l’ingratitude envers l’époux, dans le sermon fait aux femmes par le Prophète صلى الله عليه و سلم dans lequel il dit :

هو حـديـث كفــران العشــير، وفيـه قـال رسـول اللــه صلى الله عليه وسلم ــ فـي موعظتــه للنسـاء : « أُرِيتُ النَّارَ فَإِذَا أَكْثَرُ أَهْلِهَا النِّسَاءُ يَكْفُرْنَ » قِيلَ: « أَيَكْفُرْنَ بِاللَّهِ؟ » قَالَ: « يَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ وَيَكْفُرْنَ الْإِحْسَانَ ُ ».

الحديث رواه البخاري في باب (كفر دون كفر) بكتاب الإيمان من صحيحه.



« Le feu (de l’enfer) m’est apparu en songe et j’ai constaté qu’il était surtout peuplé de femmes qui s’étaient montrées ingrates (yakfourna) ». « Est-ce envers Allah qu’elles avaient été ingrates (kufr) ? » lui demanda-t-on. « C’est envers leurs maris qu’elles avaient fait preuve d’ingratitude. » répondit-il ; « Elles avaient méconnu les bienfaits qu’elles en avaient reçu. »
[Rapporté par al-Boukhari, dans le chapitre (kufr douna kufr), dans le volume de son recueil de hadith (Sahih) qui concerne la foi.]


En voici donc la preuve explicite. Ainsi, lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Elles s’étaient montrées ingrates. », les Compagnons ont déduit qu’il s’agissait de grande mécréance, conformément à ce qu’ils connaissaient de l’emploi, institué par Le législateur, de l’expression “l’ingratitude (kufr)”, dans sa signification complète et absolue, jusqu’à ce que le Prophète
صلى الله عليه و سلم expose que l’expression “l’ingratitude (kufr)” dans ce cas, n’était pas à comprendre dans son sens absolu en disant : « C’est envers leurs maris qu’elles avaient fait preuve d’ingratitude. », c’est-à-dire qu’ elles n’ont pas accompli leur devoir à l’égard de leurs époux.

Outre ce qu’a pu en dire le Cheikh ‘Abd al-Latif ibn Âl ach-Cheikh, les propos d’Ibn Hajar, Allah lui accorde Sa miséricorde, entérinent aussi cette règle :


قال ابن حجر رحمه الله : « عُرف الشارع إذا أطلق الشرك إنما يريد به ما يقابل التوحيد، وقد تكرر هذا اللفظ في الكتاب والأحاديث حيث لايُراد به إلا ذلك ». (فتح الباري) 1/ 65.



« L’usage du législateur, lorsqu’Il parle de la mécréance, est de désigner ce qui s’oppose au dogme de l’unicité. Cette expression est répétée dans le Coran et les hadith dans cette seule signification. » [Fath al-Bari vol. 1, page 65]


Abû Hayan al-Andaloussi a dit dans son commentaire Al-Bahr al-Mouhit, volume 3, page 493 :


وقال أبو حيـان الأندلـسي في تفسيـره (البحـر المحيـط) : « الكفر إذا أطلق انصرف إلى الكفر في الدين. » (البحر المحيط) 3/ 493.



« Lorsque l’expression “la mécréance” est employée, cela désigne la mécréance dans la religion. »




Sachez que toutes les formes dérivées de la racine Kaf, Fa’, Ra’ dans le Coran, que ce soit un nom, un verbe ou un substantif, désignent la mécréance dans son sens absolu, c’est à dire la grande mécréance…


Il y a une différence selon qu’on parle de “mécréance” sans article défini alif-lam (comme dans : mécréance, mécréant, mécréants), ou précédé de l’article défini alif-lam (comme dans : la mécréance, le mécréant, les mécréants).



A ce sujet, Ibn Taymiya a dit :


وفي هذا قال ابن تيمية : « وفَرْقٌ بين الكفر المعرف باللام كما في قوله صلى الله عليه وسلم: « ليس بين العبد وبين الكفر أو الشرك إلا ترك الصلاة » وبين كُفر مُنكَر في الاثبات. » (اقتضاء الصراط المستقيم) ط المدني، صـ 69.



« Dans une déclaration, il y a une différence entre “la mécréance”, c’est-à-dire le mot précédé de l’article défini alif-lam, comme dans cette parole du Prophète
صلى الله عليه و سلم : « seul l’abandon de la prière sépare le serviteur de la mécréance et de l’association. », et “mécréance”, c’est-à-dire indéterminé et non précédé de l’article défini alif-lam. »

[Source : Iqtida’a as-Sirate al-Moustaqim « Les exigences de la voie droite », éditions al-Madani, page 69.]


Al-Khatib al-Qazwini a dit :


فإذا جـاء الكفر بصيغة النكرة احتمل أن يُراد به الكفر الأكبر أو الأصغر، وهذا في السنة فقط، أما في القرآن فسواء جاء بصيغة النكرة أو المعرفة فالمراد به الكفر الأكبر كما سأذكره في المقدمة التالية .

أمـا إذا جـاء الكفـر بصيغـة المعرفـة، فإنـه لايـُراد بـه إلا الكفـر الأكبر، وذلك لتصدير الاسم بالألف واللام المؤدية لحصول كمال المسمى، وهذا لاخلاف عليه بين أهل العلم بلغة العرب. فإنك إذا قلت « عمرو الشجاع » أفدت أنه الكامل في الشجاعة، فتخرج الكلام في صورة توهم أن الشجاعة لم توجد إلا فيه لعدم الاعتداد بشجاعة غيره لقصورها عن رتبة الكمال، وهذا بخلاف قولك « عمرو شجاع »، فظهر بذلك الفرق بين الاسم النكرة والمعرفة في إفادة كمال المعنى. انظر (الإيضاح في علوم البلاغة) للخطيب القزويني، ط دار الكتب العلمية 1405هـ، صـ 101، وانظر (الصلاة) لابن القيم، ط دار الكتب العلمية، صـ 18 .


« Si le mot “mécréance” n’est pas précédé de l’article défini alif-lam, on supposera qu’il peut s’agir soit de grande mécréance, soit de petite mécréance, mais cela seulement dans un texte de la Sounna. Quant au Coran, qu’il soit ou pas précédé de l’article défini alif-lam, la signification en est la grande mécréance, ainsi que je l’exposerai dans la présentation qui suit.


Si le mot “mécréance” est précédé de l’article défini alif-lâm, cela ne peut désigner que la grande mécréance, car l’ajout de l’article indique que le mot doit être compris de façon absolue, sans restriction. Il n’y a pas de divergence à ce sujet entre les savants experts de la langue arabe. Ainsi, lorsqu’on dit : « ‘Amrou le courageux », on doit comprendre qu’il est entièrement courageux. Le mot laisse imaginer que le courage n’existe pas hors de lui, qu’on ne peut pas trouver de courage à part chez lui, car il est formulé selon son acception complète. Cela est différent du fait de dire « ‘Amrou est courageux ». Voici qui met en évidence la différence dans la façon dont le mot doit être compris, absolue ou pas, selon qu’il est ou n’est pas déterminé par l’article défini alif-lam. »

[Extrait de « L’éclaircissement sur les sciences de la rhétorique » par al-Khatîb al-Qazwînî, éditions Dar al-Koutoub al-‘Ilmiya, an 1405 de l’Hégire, page 101. Voir aussi : « La prière » par Ibn al-Qayyim, éditions Dar al-Koutoub al-‘Ilmiya, page 18.]



Donc, lorsqu’on dit : « Untel le mécréant », c’est une façon de dire à son sujet qu’il est mécréant coupable de grande mécréance, car la mécréance qui le désigne est précédée de l’article défini alif-lam, et donc sous-entendue dans la pleine acception du mot, prouvant qu’il a atteint l’extrémité de la mécréance. Ainsi, lorsqu’Il dit Allah le Très-Haut, qu’Il soit exalté : « […] les voilà les mécréants. » (Sourate 5, verset 44 tr.ap), Il désigne ceux qui ont atteint le summum de la mécréance, ce qui est la grande mécréance.


Afin d’entériner cette présentation :


Ibn Taymiya a dit :

وفي هذا قال ابن تيمية : « وفَرْقٌ بين الكفر المعرف باللام كما في قوله صلى الله عليه وسلم: « ليس بين العبد وبين الكفر أو الشرك إلا ترك الصلاة » وبين كُفر مُنكَر في الاثبات. » (اقتضاء الصراط المستقيم) ط المدني، صـ 69.


« Dans une déclaration, il y a une différence entre “la mécréance”, c’est-à-dire le mot précédé de l’article défini alif-lam, comme dans cette parole du Prophète
صلى الله عليه و سلم : « seul l’abandon de la prière sépare le serviteur de la mécréance et de l’association. », et “mécréance”, c’est-à-dire indéterminé et non précédé de l’article défini alif-lam. »

[Source : Iqtida’a as-Sirate al-Moustaqim « Les exigences de la voie droite », éditions al-Madani, page 69.]



Sachez donc que c’est un mensonge avéré de prétendre que le gouverneur peut être selon ces trois versets soit injuste ou pervers mais pas forcement mécréant ! En effet, ce sont les trois grandes injustices qui annulent l’Islam de toute personne qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, comme le confirme la Sounna de notre messager
صلى الله عليه و سلم qui lapida deux personnes qui n’avaient pas jugé d’après la loi d’Allah Ta‘ala :

حدثنا يحيى بن يحيى وأبو بكر بن أبي شيبة ‏كلاهما عن أبي معاوية قال يحيى ‏أخبرنا ‏أبو معاوية عن الأعمش عن عبد الله بن مرة عن البراء بن عازب قال :

مر على النبي صلى الله عليه وسلم بيهودي محمما مجلودا ، فدعاهم ‏صلى الله عليه وسلم فقال: « هكذا تجدون حد الزاني في كتابكم؟ » قالوا : « نعم » فدعا رجلا من علمائهم فقال: « أنشدك بالله الذي أنزل التوراة على موسى أهكذا تجدون حد الزاني في كتابكم؟ » قال: « لا ، ولولا أنك نشدتني بهذا لم أخبرك ، نجده الرجم ولكنه كثر في أشرافنا ، فكنا إذا أخذنا الشريف تركناه ، وإذا أخذنا الضعيف أقمنا عليه الحد ، ‏فقلنا فلنجتمع على شيء نقيمه على الشريف والوضيع ، فجعلنا التحميم ‏والجلد مكان الرجم ، ‏فقال رسول الله ‏صلى الله عليه وسلم : «‏ اللهم إني أول من أحيا أمرك إذ أماتوه » فأمر به فرجم ، فأنزل الله عز و جل:{يا أيها الرسول لا يحزنك الذين يسارعون في الكفر}

إلى قوله:{إن أوتيتم هذا فخذوه}

يقول: ائتوا ‏محمدا ‏صلى الله عليه وسلم فإن أمركم بالتحميم ‏والجلد فخذوه ، وإن أفتاكم ‏بالرجم ‏فاحذروا ، فأنزل الله تعالى:



{ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون}

{ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الظالمون}

{ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الفاسقون}

في الكفار كلها



Traduction approximative du hadith


L’Imam Mouslim (rahimahou Allah) rapporte d’après al-Bara’ ibn al-‘Azib : « Le Messager d’Allah,
صلى الله عليه و سلم, rencontra un juif à qui on avait noirci le visage et qui se faisait fouetter. Le Messager صلى الله عليه و سلم, les appela alors et leur dit : « Est-ce là la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Le juif répondit : « Oui » - Alors le Messager d’Allah appela l’un de leurs savants et lui dit : « Je t’abjure par Celui qui révéla la Torah à Moussa, est-cela la sentence que vous trouvez dans la Torah ? » - Il dit : « Non, par Allah ! Et si tu ne m’avais pas abjuré de cette manière je ne te l’aurais pas dit. Nous trouvons dans la Torah la peine de lapidation pour l’adultère, mais cette chose s’est répandue chez les nobles des nôtres, alors lorsque nous trouvions un noble le commettre, nous le laissions, et lorsque c’était un miséreux nous lui appliquions la sentence. Alors, nous nous sommes dis : « Trouvons une sentence que nous appliquerons autant sur le miséreux que sur le noble ! » - Alors, nous nous sommes entendus sur le fouet et le noircissement du visage » - Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Ô Allah, je suis le premier à faire revivre ce qu’ils ont fait mourir » - Puis, il ordonna de le lapider, et Allah révéla ensuite le verset :

« O Messager ! Que ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance »
tr.ap

Il dit aussi : « Si vous avez reçu ceci, acceptez-le »

- Il (le savant juif) dit a ces gens : « Allez chez Mohammad et s’il vous décrète le fouet, alors acceptez le, et s’il vous ordonne la lapidation alors prenez garde ». Allah révéla alors :

« Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants »
tr.ap

« Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustes »
tr.ap

« Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les pervers »
tr.ap

Et tous furent révélés sur les mécréants »



[Rapporté par Mouslim n°3212 et abou Daoud dans son Sounan n°385]




Ces versets ont été révélés, concernant les gens du livre qui ne jugeaient pas avec les lois d’Allah, et tous furent révélés sur les mécréants, et cela sans la condition de l’istihlal contrairement à ce que les pseudo-salafi prétendent.


Quant à l’argument des gens qui prétendent qu’il y aurait un « taf’sil » (une particularité) au sujet du verset : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants ». (Sourate 5 verset 44 tr.ap), en se basant sur la parole d’Ibn ‘Abbas (Allah l’agrée), dans laquelle il aurait expliqué que ce verset concerne la petite mécréance, il n’est qu’une duperie ! En effet, Ibn ‘Abbas a blâmé les khawarij qui ont appliqué ce verset sur des musulmans qui n’ont pas commis d’acte annulatif de l’Islam.


L’Imam al-Boukhari a dit :


« وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ يَرَاهُمْ شِرَارَ خَلْقِ اللَّهِ وَقَالَ إِنَّهُمْ انْطَلَقُوا إِلَى آيَاتٍ نَزَلَتْ فِي الْكُفَّارِ فَجَعَلُوهَا عَلَى الْمُؤْمِنِينَ. »

« Ibn ‘Omar (Allah l’agrée), les considérait comme les pires parmi la création d’Allah et disait : « Ils prenaient des versets qui ont été révélés au sujet des mécréants et les appliquaient aux croyants. »
[Rapporté par al-Boukhari t.12 p.282 ; Ibn Hajar a dit : « sa chaine de transmission est authentique » voir Fath al-Bari vol.12 p.286.]



De plus, certaines paroles d’ibn ‘Abbas ont une chaine de transmission faible. Il est connu selon l’unanimité des savants de ahl Sounna wa al-djama‘a, qu’il est strictement interdit d’utiliser un récit faible pour expliquer un fondement de la religion.
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